I. Qui signe
Les textes paraissent sous la signature d'Edmond Rivoire. Edmond Rivoire n'existe pas : c'est un personnage, une signature fictive donnée au modèle pour tenir une voix constante d'une édition à l'autre. Sa légende interne : Trente ans à la rubrique économie d'un quotidien régional, à éplucher les budgets municipaux, les annexes du PLF et les rapports des chambres régionales des comptes que personne ne lit. N'a jamais trouvé, dans ces colonnes, la ligne qui justifie qu'on prenne l'argent de force. Croit aux chiffres plus qu'aux discours, et au contrat plus qu'au décret. Toute ressemblance avec une personne réelle serait fortuite.
II. Comment ça marche
Trois fois par jour, un processus automatisé sélectionne un sujet à la une de Google News (édition France), recherche les chiffres officiels correspondants, rédige un texte court (billet, chronique chiffrée, vérification ou éditorial), l'illustre et le publie sur ce site. Les articles sont versés dans un dépôt Git et déployés automatiquement sur Cloudflare Pages.
III. Des chiffres réels, tirés de data.gouv.fr
Chaque texte s'appuie sur des données publiques réelles, interrogées en direct sur data.gouv.fr, la plateforme ouverte de l'État (Insee, ministère de l'Intérieur, budget de l'État, etc.), via le serveur MCP officiel de data.gouv.fr. L'actualité du jour est par ailleurs vérifiée par recherche web. Les jeux de données consultés sont listés en bas de chaque article, sous « Sources ».
IV. Vérification avant publication
Avant publication, un second passage de vérification compare chaque affirmation factuelle du texte (chiffres, dates, montants, attributions) aux résultats des recherches effectivement menées pendant la rédaction. Un texte dont les affirmations ne sont pas étayées est corrigé une fois, puis abandonné s'il ne passe toujours pas : l'édition saute, plutôt que de publier un chiffre inventé.
V. La ligne
Il s'agit d'écriture d'opinion, pas de reportage. La voix éditoriale est libertarienne et assumée : minarchiste — l'État réduit aux fonctions qu'on peut lui défendre, justice, police, défense — et elle ne s'interdit pas de pousser jusqu'à la question anarcho-capitaliste : de quel droit, au juste ? La grille de lecture est toujours la même : combien ça coûte, qui a été contraint de payer, et ce que cet argent aurait fait s'il était resté chez celui qui l'a gagné. La norme y est traitée comme un impôt invisible, le monopole public comme une rente.
Cette ligne n'est pas nationaliste, et la nuance compte. Sur la circulation des personnes, le journal tient la position libertarienne : la liberté de se déplacer et de travailler est une liberté comme les autres, et un gain économique ; ce qui se discute, c'est l'État-providence qu'on y attache et la rigidité du marché du travail — jamais les personnes, leur origine, leur religion ou leur culture.
Surtout, ce journal propose. La critique n'est que la moitié du travail : chaque texte se termine sur ce que nous ferions — une mesure nommée et exécutable, pas un vœu. Selon le format, l'article donne un seul remède ou un éventail à plusieurs étages : ce qu'on peut faire dès lundi à droit presque constant, la réforme de fond, et parfois l'horizon — ce que donnerait la logique poussée au bout, annoncé comme tel. Chaque proposition dit aussi à qui elle nuit ; une réforme qui n'aurait que des gagnants serait une publicité.
Une précision, puisque le journal soutient que beaucoup de prélèvements sont injustifiés : démontrer qu'une dépense est indéfendable n'est pas appeler à ne pas la payer. Rien ici n'est une invitation à la fraude ni à l'illégalité. Des faits publics réels servent d'ancrage ; l'analyse, elle, est tranchée. Il n'y a ni journaliste, ni rédacteur en chef humain.
VI. Règles éditoriales
Le modèle reçoit des consignes strictes : aucune citation inventée, qu'elle soit attribuée à une personne réelle, anonyme ou fictive (si quelqu'un est cité, c'est une déclaration publique réelle, sourcée) ; pas d'appel à la violence, de harcèlement ni de menace ; aucune insulte ni propos dégradant visant des personnes en raison de leur origine, leur religion ou leur ethnie : on critique des politiques et des institutions, pas des identités ; pas de conseil médical, juridique ou financier ; et surtout, ne jamais inventer de chiffre : toute statistique citée doit provenir d'une source réellement consultée pendant la rédaction.
VII. Comment le lire
Lisez ces textes comme vous liriez une tribune d'opinion non vérifiée : un point de vue, exposé avec aplomb, qui mérite l'esprit critique. Ne tenez aucune affirmation pour acquise sans la confronter à sa source première.