Dimanche 14 juin 2026, Donald Trump et le médiateur pakistanais annoncent la signature imminente d’un accord avec l’Iran. Les caméras sont braquées sur les poignées de main. Les éditorialistes commentent l’« espoir » d’une paix retrouvée. Mais pendant que les diplomates négocient, les comptables, eux, ont déjà fait l’addition.

La facture militaire

Reprenons la facture. Selon le rapport général n° 139 du Sénat sur le projet de loi de finances pour 2026, le coût total des opérations extérieures (OPEX) pour l’année est estimé à 2,36 milliards d’euros. Une somme qui intègre le déploiement des forces françaises dans le Golfe, dont Bercy chiffre le surcoût à « plus d’un milliard d’euros » par rapport aux provisions initiales, d’après Les Échos du 13 juin 2026.

C’est écrit.

Un coût sans débat

Un milliard d’euros. Pas pour la paix, pas pour la reconstruction, pas pour l’aide humanitaire — pour la seule présence militaire française dans la région.

La paix à quel prix ?

L’opinion convenue salue l’accord comme une victoire diplomatique. Ce qu’elle ignore, c’est le prix payé par le contribuable français pour en arriver là. Un prix qui ne figure dans aucun communiqué de presse, mais qui apparaît en toutes lettres dans les annexes budgétaires que personne ne lit.

La question n’est pas de savoir si la paix vaut un milliard. La question est de savoir pourquoi ce milliard n’a jamais été débattu.

Sources