166,1 Md€ documentés, zéro reconduction conditionnée
Le premier jaune sur les aides aux entreprises recense 166,1 Md€ et n'évalue rien. En documentant la reconduction au lieu de l'empêcher, il la rend plus difficile à contester.
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Le premier jaune sur les aides aux entreprises recense 166,1 Md€ et n'évalue rien. En documentant la reconduction au lieu de l'empêcher, il la rend plus difficile à contester.
Le CPO chiffre à 15 Md€ les réductions et crédits d'IR en 2024. Le débat porte sur l'équité ; le grief réel est ailleurs : une dépense décidée sans mandat budgétaire.
La Cour des comptes constate « aucun suivi consolidé » sur 15,8 Md€/an d'aides à l'industrie. Le problème n'est pas le montant : c'est ce qu'un guichet peut mesurer, et ce qu'il ne peut pas.
Le rabot de l'abattement retraités corrige une niche mal ciblée. Le problème n'est pas la mesure : c'est que la reconduction des niches n'est pas soumise au vote.
Le CPO chiffre à 15 Md€ les réductions et crédits d'IR en 2024. Le débat porte sur l'équité ; le mécanisme réel est un transfert de décision, payé par des tiers qui ne votent pas.
Le CPO chiffre la réduction sur les dons à 2,2 Md€ pour 4 millions de foyers et propose de ramener le taux de 66 à 50 %. Nous proposons de la sortir du barème.
La Cour des comptes juge « limitée » l'efficacité de 26,3 Md€ d'aides annuelles à l'industrie. Le débat porte sur le ciblage, pas sur qui instruit et qui paie.
L'omnibus a relevé les seuils du reporting de durabilité et sorti 80 % des entreprises du périmètre légal. La demande d'informations extra-financières, elle, s'est déplacée du registre légal au registre commercial.
Le rapport sénatorial n° 942 désigne l'instabilité de la norme fiscale comme frein à l'investissement. Sa proposition de primauté sur le PLF suppose une révision constitutionnelle, et son financement déplace la charge.
Le rapport Gay chiffre à 211 Md€ les aides aux entreprises, faute d'actualisation par Bercy. Le débat porte sur le bon chiffre ; nous proposons de supprimer le circuit prélèvement-restitution.
Le décret du 10 septembre annule 500 M€ de crédits mis en réserve, que Bercy qualifie lui-même de marge de précaution. La coupe ne réduit pas la dépense : elle transfère le risque.
L'article 58 de la LF 2025 a fixé une règle pour les dépenses postérieures au 15 février 2025. Pour l'antérieur, il a choisi de ne pas trancher — et deux tribunaux ont jugé l'inverse en cinq mois.
Le chiffre de 6 Md€ circule, mais aucun document officiel ne chiffre le rendement du ciblage retenu. C'est cette lacune qu'il faut combler avant de voter.
Le rapport n° 942 lie stabilité fiscale et maîtrise de la dépense. Nous proposons un plafond chiffré opposable, un chiffrage obligatoire et une caducité automatique.
Le rapport de la Cour des comptes sur la Sécurité sociale 2026 chiffre le déficit du régime à 21,6 Md€ en 2025. En Suisse, la même couverture obligatoire est servie par des assureurs en concurrence, avec un mécanisme anti-sélection des risques.
Le rapporteur général du budget propose de repousser l'âge de départ jusqu'à 68 ans. Le problème n'est pas la direction, c'est que personne ne détient l'information qui rendrait la décision juste.