Le 1er juin, le prix du baril de Brent atteignait 94,44 dollars, en hausse de 3,64 % sur la séance, selon les données de prixdubaril.com.

Reprenons la facture. Avant le conflit, le Brent tournait autour de 70 dollars. Depuis le blocage du détroit d’Ormuz fin février, il oscille entre 90 et 110 dollars, d’après Bpifrance. Pour la France, importatrice nette de pétrole, cette hausse pèse directement sur les marges des entreprises — transports, agriculture, chimie — selon Bpifrance.

Le silence des chiffres publics

Cherchez les données officielles françaises sur le coût de cette guerre pour le contribuable. Sur data.gouv.fr, pour « prix pétrole importation énergie France 2026 », aucun résultat.

Pendant ce temps, le FMI revoit ses prévisions : moins de croissance, plus d’inflation. La facture énergétique de la France, déjà alourdie par la transition écologique, s’envole sans que le débat public ne s’en empare. On parle de géopolitique, de blocus, de pétroliers fantômes. On oublie de demander combien tout cela coûte, et qui paiera.

Sources