Le thermomètre parle. Les pouvoirs publics, eux, se taisent. Aucun bilan chiffré n’est disponible sur data.gouv.fr pour les canicules récentes. Pas de jeu de données sur la surmortalité liée aux vagues de chaleur en 2025 ou 2026. Pas de tableau de bord actualisé sur le coût des plans canicule. Le thermomètre monte, la transparence descend.
Les rapports annuels de l’agence se font attendre. Comme si la chaleur n’était qu’un phénomène météo, pas une question de santé publique.
Le plan canicule, combien ça coûte ?
Reprenons la facture. Le plan national canicule mobilise des moyens humains et matériels conséquents. Mais son coût global n’est pas publié. C’est écrit.
Les seules données disponibles sont parcellaires. Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg : arrêts de travail, hospitalisations, décès prématurés, pertes de productivité ne sont pas comptabilisés. Qui paie ? Le contribuable, sans savoir combien.
La transparence, victime collatérale de la chaleur
Le silence des données n’est pas un oubli technique. Il résulte d’un choix : ne pas agréger les chiffres, ne pas les croiser, ne pas les publier en temps réel. La plateforme data.gouv.fr, pourtant riche de milliers de jeux de données, ne propose rien sur les canicules récentes. Une recherche avec les mots-clés « canicule », « chaleur », « surmortalité » ne renvoie aucun résultat.
Cette absence a un coût démocratique. Sans chiffres publics, impossible d’évaluer l’efficacité des politiques de prévention. Impossible de comparer le coût des canicules d’une année sur l’autre. Le débat public se réduit à des images de fontaines et de brumisateurs, pendant que la facture gonfle dans l’ombre.
Le contribuable, lui, attend toujours le bilan.