300 à 400. C’est le nombre de migrants qui franchiraient quotidiennement la frontière franco-italienne, selon le maire de Briançon Arnaud Murgia, dans un entretien au Figaro du 17 mai 2026. Les associations Médecins du Monde et Toutes et Tous Migrants contestent : entre cinq et trente personnes par jour seulement, affirment-elles dans un communiqué du 11 juin 2026.

L’écart est considérable. D’un côté, un élu qui parle de submersion ; de l’autre, des militants qui parlent de désinformation. Entre les deux, un silence : celui de l’État.

Le JDD du 12 juillet décrit une frontière sous tension, où des militants venus de Lyon, Grenoble ou Notre-Dame-des-Landes mènent, selon le maire, « un combat clairement idéologique ». La commune de Briançon a dû racheter le fort des Têtes à l’armée pour 250 000 euros, selon Le Dauphiné Libéré du 6 juin 2026, pour tenter de reprendre la main sur un site devenu point de passage.

Mais le débat reste piégé dans une guerre de chiffres que personne ne tranche. Le contribuable, lui, paie les conséquences d’une situation dont l’ampleur réelle reste inconnue.

Sources