72 départements en vigilance orange canicule. Ce jeudi 9 juillet 2026, Météo-France place une large partie du pays sous surveillance renforcée. Les températures dépassent les 40°C par endroits, selon les prévisions.

Reprenons la facture.

Le 3 juin dernier, au lendemain d’une vague de chaleur précoce, le gouvernement annonçait une réduction de 162,5 millions d’euros sur le fonds vert, soit près de 20 % de son budget, d’après les informations du Monde. Ce fonds, doté de 837 millions d’euros en 2026, est pourtant fléché vers l’adaptation au changement climatique des collectivités. La raison invoquée : les coupes budgétaires liées aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient.

Le chaud et le froid budgétaire

Le contribuable est prié de suivre la cadence. D’un côté, on active les vigilances, on déclenche les plans canicule, on mobilise les services publics. De l’autre, on ampute le principal outil de prévention des effets de la chaleur sur les territoires. Le fonds vert finance des îlots de fraîcheur, des rénovations thermiques, des aménagements urbains. Autant de dépenses qui réduisent la facture sanitaire et économique des canicules.

Santé publique France a chiffré le coût sanitaire des vagues de chaleur entre 2015 et 2020 : entre 22 et 37 milliards d’euros, dont 16 à 30 milliards au titre de la mortalité. Des chiffres qui donnent le vertige, mais que l’on oublie sitôt la fraîcheur revenue.

L’alerte orange du jour n’est pas qu’une couleur sur une carte. C’est le rappel que l’adaptation a un prix, et que l’État préfère parfois payer les conséquences plutôt que les causes.

Sources