72 départements en vigilance orange canicule. Ce jeudi 9 juillet 2026, Météo-France place une large partie du territoire sous alerte. Les températures ont dépassé les 40°C la veille, avec des records comme 43°C mesurés dans l’Hérault. La SNCF, de son côté, se prépare à l’afflux de voyageurs.

Reprenons la facture.

Le 3 juin 2026, le gouvernement a annoncé une réduction de 162,5 millions d’euros sur le fonds vert, selon les informations publiées par Le Monde. Ce fonds, qui finance les projets d’adaptation des collectivités territoriales au réchauffement climatique — îlots de fraîcheur, rénovation thermique des bâtiments publics, prévention des inondations —, passe de 837 millions à 674,5 millions d’euros. Une baisse de près de 20 %.

Le même jour, le ministère de l’Écologie lançait officiellement le Fonds vert 2026 sur ses réseaux, saluant « 837 millions d’euros pour soutenir les projets en faveur de la transition écologique près de chez vous ». Le chiffre était déjà caduc.

Le rail et le thermomètre

La SNCF, elle, a fait ses comptes. Le 1er juillet, son PDG Jean Castex déclarait ne pas pouvoir « garantir que tout va marcher très bien à 100 % » pour les départs en vacances, citant la dilatation des rails et la fragilité des caténaires sous chaleur extrême.

Le contraste est net. D’un côté, un opérateur de transport qui investit dans la résilience de son réseau — maintenance, surveillance, adaptation du matériel — et qui peut annoncer, canicule ou pas, que les trains partent. De l’autre, des collectivités locales dont l’outil budgétaire d’adaptation vient d’être amputé, en pleine saison des records de température.

Le fonds vert, rappelons-le, a été divisé par trois en trois ans, d’après France Inter.

La canicule est là. Les TGV roulent. Les mairies, elles, regardent leur ligne budgétaire.

Sources