Un séisme de magnitude 7,1 a frappé la préfecture de Kumamoto, au Japon, ce mardi 28 juillet 2026 à 15h35 heure locale, selon l’Agence météorologique japonaise. Les images de bâtiments effondrés et de routes fissurées tournent en boucle.

À des milliers de kilomètres de là, le projet de loi de finances pour 2026, déposé à l’automne 2025, prévoit 228,8 millions d’euros en crédits de paiement pour le fonds de prévention des risques naturels majeurs, dit « fonds Barnier ». C’est 58,6 millions d’euros de moins qu’en 2025, d’après le rapport général n° 139 du Sénat, déposé le 24 novembre 2025.

228,8 millions en crédits de paiement, 58,6 millions de moins qu’en 2025

Le fonds Barnier finance des études, des travaux et des équipements de prévention contre les inondations, les submersions marines et les séismes. Il est abondé par un prélèvement sur la surprime catastrophe naturelle des contrats d’assurance habitation et automobile. Selon le rapport sénatorial, le taux de cette surprime est passé à 20 % sur les contrats habitation et 9 % sur les contrats automobile au 1er janvier 2025.

Le rendement de cette taxe est estimé à 720 millions d’euros pour 2026, toujours selon le Sénat. Le fonds Barnier n’en reçoit que 228,8 millions en crédits de paiement.

La déclaration et les faits

Les faits : le PLF 2026 prévoit 300 millions d’euros en autorisations d’engagement et 228,8 millions en crédits de paiement pour l’action 14 du programme 181, contre 330 millions en AE et 287,4 millions en CP dans la loi de finances initiale pour 2025. Soit une baisse de 30 millions en AE et de 58,6 millions en CP.

C’est écrit.

Verdict

Le fonds Barnier n’est pas supprimé, mais ses moyens de paiement immédiats baissent, alors même que la taxe qui l’alimente rapporte 720 millions d’euros.

Le séisme de Kumamoto ne concerne pas directement la France. Mais la question qu’il pose est universelle : que finance-t-on pour prévenir les catastrophes, et avec quel argent ? La réponse, pour 2026, est dans les annexes du PLF. Il suffit de les lire.

Sources