Le 29 août 2026, 118 040 Islandais ont voté « non » à la reprise des négociations d’adhésion à l’Union européenne, contre 105 399 « oui », selon le diffuseur public RUV. Le taux de participation atteint 82,5 %, le plus haut depuis 2009 sur l’île. Un pays de 400 000 habitants vient de trancher, par référendum, la question de son avenir européen.\n\nReprenons la facture.\n\nLe 13 novembre 2025, l’Assemblée nationale a validé le prélèvement sur recettes au profit de l’Union européenne pour 2026 : 28,8 milliards d’euros, en hausse de 5,7 milliards par rapport à 2025, d’après les débats budgétaires rapportés par franceinfo. La France est le deuxième contributeur net du budget européen, derrière l’Allemagne.\n\n## Le référendum des uns, le prélèvement des autres\n\nL’Islande a posé la question à ses électeurs. La France, elle, n’a jamais posé la question à personne. Le prélèvement européen est voté chaque année dans le cadre du projet de loi de finances, entre deux articles, sans consultation directe des contribuables qui le financent.\n\nLe contraste est instructif. Un pays de 400 000 habitants organise un scrutin à 82,5 % de participation pour décider s’il veut rejoindre l’Union.\n\nC’est écrit.\n\nPendant que Reykjavik compte ses bulletins, Paris compte ses milliards. Les Islandais ont choisi de rester en dehors. Les Français, eux, n’ont jamais choisi d’être dedans à ce prix-là.

Sources