Le 27 août 2026, l’UNICEF publie un appel : 17,2 millions de dollars pour répondre à l’urgence au Népal, où les crues du 26 août ont fait au moins 332 morts selon l’agence onusienne. Le même jour, la Fédération internationale de la Croix-Rouge annonce avoir débloqué plus d’un million d’euros. Le 28 août, la Commission européenne confirme une aide d’urgence de deux millions d’euros. Les États-Unis, eux, ont annoncé 500 000 dollars dès le 26 août, selon le département d’État.

La France n’apparaît dans aucune de ces annonces.

Reprenons la facture. L’UNICEF chiffre le besoin à 17,2 millions de dollars. L’Union européenne en apporte deux. La Croix-Rouge, un. Les États-Unis, un demi. La contribution française directe, elle, n’est pas publiée. Pas de communiqué du Quai d’Orsay, pas de montant annoncé, pas de ligne budgétaire identifiable.

On sait produire des images. On ne sait pas, ou on ne veut pas, produire un chèque.

C’est écrit. Le contraste est net : la France excelle dans l’observation de la catastrophe, pas dans sa prise en charge financière.

Qui paie, et pour qui ? Pour l’instant, la réponse est : les autres paient, la France regarde.

Sources