« Les températures pourraient atteindre 38 °C dans le Sud-Ouest et le long de la vallée du Rhône » ce samedi 8 août 2026, annonce Linternaute.com. Une cinquième canicule est anticipée par les modèles météo à partir du 10 août, avec des pointes à 40 °C localement.

Reprenons la facture.

Le 3 août 2026, Les Échos rapportait que l’Insee a abaissé sa prévision de croissance du PIB de 0,9 % à 0,7 % pour 2026. La canicule y est identifiée comme un « risque baissier » sur l’activité. L’Institut Rexecode, cité dans une analyse diffusée le 31 juillet, estime que les vagues de chaleur pourraient coûter entre 3 et 6 milliards d’euros à l’économie française cette année, soit 0,1 à 0,2 point de PIB.

C’est écrit.

Le ministère de la Transition écologique avait déjà chiffré à 5,6 milliards d’euros le coût de la sécheresse de 2022. On connaît donc le prix des canicules passées. On projette celui des canicules à venir. Mais entre les deux, une colonne reste désespérément vide : celle du coût d’adaptation des services publics, degré par degré, épisode par épisode.

37 départements en vigilance rouge, et pas une ligne sur le coût par alerte

Le 12 juillet 2026, 37 départements ont été placés en vigilance rouge canicule, selon le bilan climatique de Météo-France publié le 24 juillet. Mobilisation des services de secours, activation des cellules de crise, renforts hospitaliers, distribution d’eau, ouverture de salles rafraîchies : chaque alerte a un prix. Mais aucun document budgétaire ne ventile ces dépenses par événement climatique.

Le contribuable sait qu’il paie. Il ne sait pas combien, ni pour quel degré. La communication officielle compte les records de température. Elle ne compte pas les deniers publics que chaque record mobilise.

Le 10 août, le thermomètre grimpera. Le compteur public, lui, restera muet.

Sources