Le 13 août 2026, la Direction générale des Finances publiques reconnaît un accès illégitime à son système d’information, intervenu fin juin « après une usurpation d’identité », selon le communiqué du ministère de l’Économie. Bilan : 700 000 contribuables concernés, d’après la DGFiP, contactés individuellement à compter du 17 août.\n\nReprenons la facture.\n\nLe 18 février 2026, le même ministère annonçait que 1,2 million de comptes bancaires du fichier FICOBA avaient été consultés illégitimement entre le 28 janvier et le 13 février, selon le communiqué officiel repris par Le Figaro. Là aussi, des identifiants usurpés. Là aussi, un fonctionnaire dont les accès ont servi de porte d’entrée.\n\nDeux incidents en six mois. Même méthode. Même administration.\n\n## Le coût du silence\n\nLe 12 août, un acteur malveillant revendique l’accès sur un forum de cybercriminels et met les données en vente, selon Le Monde. La DGFiP coupe l’accès fin juin — mais ne dit rien publiquement avant la revendication. Quarante-huit jours de silence, pendant lesquels les contribuables ignorent que leurs données fiscales circulent.\n\nLa question n’est pas de savoir s’il y a un pilote dans l’avion. La question est de savoir pourquoi, après FICOBA, le même type d’intrusion par usurpation d’identité a pu se reproduire. Un accès coupé fin juin, c’est un accès qui a duré assez longtemps pour extraire des données. C’est écrit.\n\nLe contribuable, lui, n’a pas le choix de confier ses données à la DGFiP. Il a le droit d’attendre qu’elle les garde.

Sources