Le 27 août 2026, sept candidats à la présidentielle débattent devant les chefs d’entreprise réunis par le Medef à Roland-Garros. Fiscalité, retraites, pouvoir d’achat : les propositions s’accumulent.

Reprenons la facture.

Selon l’Insee, le déficit public s’établit à 152,5 milliards d’euros en 2025, soit 5,1 % du PIB. La dette publique atteint 115,7 % du PIB. Et la charge budgétaire de la dette est prévue à 59,3 milliards d’euros pour 2026, d’après l’Agence France Trésor. C’est le premier poste budgétaire de l’État, supérieur au budget de l’Éducation nationale.

Pendant le débat, personne n’a demandé aux candidats comment ils comptent financer leurs promesses alors que l’État emprunte déjà pour payer les intérêts de ce qu’il a emprunté. La question n’est pas de savoir qui promet le plus, mais qui paiera le service de la dette quand les taux remonteront encore.

Les promesses sont gratuites, les intérêts ne le sont pas

Bruno Retailleau assume de « supprimer le principe de précaution » et de réserver le logement social à ceux « qui travaillent ». Marine Tondelier veut « mieux partager la richesse ». Chacun a un plan pour l’argent des autres.

C’est écrit. La charge de la dette est passée de 29,2 milliards d’euros sur les six premiers mois de 2025 à 34,5 milliards sur la même période de 2026, selon Bercy. Cinq milliards de plus en un an, avant même qu’un seul des programmes promis ce soir n’ait vu le jour.

Le débat a duré des heures. La dette, elle, n’a pas pris la parole.

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