Le 16 juillet 2026, des ossements sont retrouvés à Mailhoc, dans le Tarn, après dix jours de fouilles consécutives aux aveux de Cédric Jubillar. Le 17 juillet, l’analyse des ossements a lieu. Les gendarmes ratissent, prélèvent, analysent. La machine judiciaire tourne à plein régime.

Reprenons la facture.

Une disparition, c’est d’abord des heures d’enquête. En 2025, le 116 000 Enfants Disparus a reçu 40 953 signalements de disparitions de mineurs, selon le rapport publié par le numéro d’urgence. Les disparitions inquiétantes, elles, ont bondi de 18,6 % en un an pour atteindre 1 629 cas, d’après les chiffres du ministère de l’Intérieur relayés par l’ARPD. Chaque dossier mobilise des effectifs, des heures de vol d’hélicoptère, des analyses en laboratoire.

Mais le coût total, lui, n’apparaît nulle part.

Le prix du silence statistique

L’affaire Jubillar est exceptionnelle par sa médiatisation. Elle ne l’est pas par les moyens déployés : toute disparition inquiétante déclenche un dispositif comparable — enquêteurs, analyses, parfois fouilles. Multiplié par 1 629 cas en 2025, le total n’est pas anecdotique.

Le ministère de l’Intérieur publie le nombre de signalements. Le contribuable finance, légitimement, la recherche des personnes disparues. Il aurait aussi le droit de savoir combien.

Sources