2 000. C’est, en arrondi, le nombre de jours écoulés entre la disparition de Delphine Jubillar, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, et l’identification de ses ossements, annoncée ce dimanche 19 juillet 2026 par BFMTV. Les analyses ADN ont parlé. L’information judiciaire pour meurtre sur conjoint peut entrer dans sa phase finale.

Une affaire se clôt. Une question reste ouverte : combien de disparitions restent, en France, sans réponse ?

Le chiffre que le ministère ne compile pas

Le ministère de l’Intérieur tient des statistiques sur à peu près tout : les crimes et délits, les accidents, les interpellations. Mais les disparitions de personnes majeures ne font l’objet d’aucune publication statistique consolidée en données ouvertes. Ni sur data.gouv.fr, ni dans les rapports annuels du ministère.

C’est écrit.

Cinq ans et demi de moyens publics

L’affaire Jubillar a mobilisé des moyens considérables. Le 16 juillet 2026, ce sont encore des pelleteuses et des gendarmes qui creusent à Mailhoc, sur les indications de Cédric Jubillar.

Le coût total pour la collectivité n’est pas public.

Le contribuable paie. Il ne sait pas combien.

Ce que l’identification ne referme pas

L’identification des ossements de Delphine Jubillar permet à la justice d’avancer. Elle ne répond pas à la question de fond : combien de dossiers de disparition restent sans corps, sans aveux, sans procès ?

Le parquet de Toulouse a confirmé que les causes de la mort restent inconnues à ce stade. L’information judiciaire se poursuit. Mais pour une affaire qui trouve son dénouement, combien restent dans les limbes ?

Le silence statistique de l’État sur les disparitions non résolues n’est pas un oubli. C’est un choix de ne pas mesurer ce qui pourrait être mesuré. Pendant ce temps, des familles attendent. Et le contribuable finance, sans jamais voir l’addition.

Sources